102447Métro, boulot, dodo. La vie est si monotone qu’elle en devient excitante. Vous comprenez ? Non ? Ca tombe bien, moi non plus.

6’45 : la radio s’auto-enclenche, ce qui veut dire « bouge toi le cul ma vieille ! »

7’00 : la radio s’auto-arrête ce qui veut dire « putain, t’es pas encore debout ? »

7’17 : j’ai gratté tout ce que je pouvais gratter en heures sup’ de sommeil. Il faut vraiment que je le bouge mon cul.

7’22 : petit dèj’ complet sur le canapé : chocolat chaud, viennoiseries ou céréales, grand verre de jus de fruits frais.

7’45 : faut que je me grouille mais j’ai pas envie de me speeder. Je suis une vraie limace le matin.

Entre 7’46 et 8’04 : choix de la tenue, douche, mettage de crèmes et de futilités en tout genre, enfilage de la tenue, brushing, maquillage, parfumage.

8’04’’57 : « putain, c’est pas vrai, elles sont où ces put*ins de bottes noires ? put*in de bord*l de fu*k de m*rde ». Il faut vraiment que j’arrête d’être vulgaire de si bon matin.

8’07 : derniers enfilages dans l’ascenseur

8’12 : « mais qu’est-ce qu’il attend pour démarrer ce put*in de métro ? J’ai un train à prendre moi ! ». Arrête avec les « putain » Dorothée !

8’26 : mon train est supposé partir à cette heure.

8’28 : j’attends toujours le train sur le quai.

8’29 : « ouf, j’ai pas râté mon train ».

Entre 8’53 et 9’20 en fonction du moral du conducteur de la rame
: j’arrive à bon port.

Entre 9’00 et… : j’arrive au bureau en passant devant la salle café.

Entre 9’06 et… : je fais la tournée des « bonjour… ça va ? » / « ciao… come stai ? » / « … » suivi de la bise matinale.

9’30 : la première pause est finie. Tout le monde est bisouté, tout le monde a bu son café / thé / décaf / verre d’eau. La journée peut commencer.

9’31 : PC allumé, lancement d’Outlook, checking de mails… la journée a vraiment commencé !

11’55 : défilé des collègues qui se dirige vers le restaurant.

12’02 : je rejoins mes collègues du fond pour les emmener manger.

12’06 : découverte des menus du jour. « put*in, y’en a marre de leur bouffe de m*rde ». Arrêtez avec les « put*in » les mecs.

12’37 : re-pause. Re-café / thé / décaf / verre d’eau.

12’57 : c’est r’parti mon kiki.

15’19 : toquage à ma porte de bureau où un gentil collègue me sourit avec une pastille de café à la main et me fait signe de la tête voulant dire « j’t’offre un café ».

15’22 ou 15’35 ou 15’47 ou 54 même
: allez faut s’y remettre.

17’04 : « Ciao tutti, me ne vado. A domani ragazzi »
Salut tout le monde, je me casse, à demain les mecs.

17’25 : train vers Invalides

Dans la soirée
: je rejoins mon home sweet home.

Lecture d’un livre. En ce moment, celui qui me tient particulièrement à cœur est Le Bruit des Hommes de Benoît Lucciani, celui-là même qui fait partie de la FAPM.
Ménage, cuisine, rangement, lessive, pliage, repassage, bullage.
Mattage d’un DVD / d’un programme gnian gnian entre la chaîne 1 et 300-je-ne-sais-combien. Dernier en date, Manuale d’amore en VO. Une délicieuse fable sur les délices de l’amour. Gnian gnian ? Pas-du-tout. Les Italiens ont le don d'embellir les choses tout en restant réalistes. En passant, s'ils pouvaient nous rendre la coupe, ça m'arrangerait. À bon entendeur...

Entre 00’00 et…
: démaquillage, brossage de dents, déshabillage et dodo.

6’45 : la radio s’auto-enclenche, ce qui veut dire « bouge toi le cul ma vieille ! »

Je recommence ?