main_pere_filleMon père est tombé par hasard  sur mon blog et m'a donné son avis. Bien que très surpris par ma démarche, il a plutôt essayé de comprendre que de critiquer. "pourquoi te livres-tu comme ça?". J'ai essayé de lui expliquer le plaisir que je prends à écrire mais il reste quand même sceptique. Quand je reçois ce mail...

"Ma Dorothée,

Premièrement, sur le ton du Papa blogueur (si, si, ne ris pas):

"Merci de la confiance que tu as placée en moi pour partager ta nouvelle activité. J'ai peur de ne pas être à la hauteur de ton investissement. Tu m'as abandonné sur ma vieille planète sans laisser de clé pour te suivre, pour comprendre et partager ton bonheur de la rencontre aussi improbable que
virtuelle. Et cela par la grâce de fée électricité, par ses touches ou par la fulgurance des couleurs sur "l'écran noir de tes nuits blanches". Je t'admire de savoir saisir et dompter, voire provoquer les opportunités qui passent si près de tes beaux yeux, de ta bouche gourmande ou des mains aussi précises et puissantes que des flèches. Fille de Clavier et Déesseslam, tu excelles dans le nouvel art de la table. Un partage sans cuillère, fourchette, ni assiette, tout consacré au manger par les yeux, le parler par les gestes sous l'oeil du juge de touches en lieu et place du service à la louche"

Deuxièmement, le ton du père ancien:

"Je ne sais toujours pas à quoi cela sert et à qui cela profite. Mais je sais une chose: pour s'étendre ainsi, il y en a qui y trouve leur intérêt. Je ne dis pas encore ce que je pense au fond. Peut être me feras-tu changer
d'avis in extremis?"

Troisièmement, sur le ton du père trivial:

(en parlant de blogs de filles qu'il a dû survoler) "Elles peuvent venir faire de la peinture chez moi si elles s'ennuient chez elles...Il y a un petit chantier qui attend depuis un an déjà".

Morale: plus le discours est court plus il est juste. Mais je transgresse déjà ce qu'a écrit Pierre Dac: "que ceux qui n'ont rien à dire la ferme avantde l'ouvrir".

Affectueusement avec autorisation de publication sans photos.

P'â
"