05_0224_bDans la vie d’une fille normalement constituée, il y a des problèmes existentiels. Et il y en a un qui me tape particulièrement sur le système.

Parce que comme toute fille normalement constituée, j’adore les fringues et particulièrement les jupes. Ça va de la jupe tailleur « Marie-Charlooootte » à la mini-jupe en jean’s à la jupe à fleurs, à carreaux, longue, mi longue, aux genoux, mini, rikiki. Bref j’aime les jupes.

Mais je n’en mets (presque) jamais. Pourquoi ? Parce que j’ai la poisse avec les bas bas et autres collants.

L’été ne me pose aucun problème puisque j’exhibe mes gambettes sans collants (ni poils qui dépassent, ça va sans dire !). Mais quand la température est en dessous des

20°C

de rigueur, je suis obligée de les couvrir.

Les anecdotes se multiplient et toutes se finissent de la même manière : je ne suis pas copine avec les bas.
D’une je les file, de deux ils se font la malle sans que je le leur demande.

Un jour de printemps, je sors de chez moi, toute guillerette, ma nouvelle mini jupe kaki assortie à une veste kaki avec bottes & top noirs (jusque là, tout va bien). Je prends mon métro et arrive toujours guillerette au bureau. La pause café finie, Sandrine m’interpelle discrètement « tss tss, Dorothée, ton collant est complètement filé derrière ta cuisse ». Mon beau bas Chesterfield était ruiné je ne sais même pas comment. Je suis patrie de toute urgence à Carrouf faire un plein de bas & collants pour ne pas me faire avoir une nouvelle fois.

Un autre jour de printemps, alors que le style de la journée était tailleur/jupe/cheveux lisses et escarpins à talons, j’arrive au travail (oui, ce genre de mésaventure m’arrive souvent au boulot). La matinée se déroule comme il le faut jusqu’à la pause déjeuner où je sens le bas droit glisser délicatement de ma cuisse. Il voulait peut être faire copain-copine avec mes escarpins mais après avoir laissé passer tous mes collègues devant moi, je me trifouille la jambe pour remettre le bas à sa place, bien calé. Au resto, je me lève et là rebelote, l’élastique de mon bas (tout neuf je précise, je ne recycle pas les bas de ma grand-mère) se dirige vers mon genou. Direction les toilettes pour trouver une solution. Je joue les Mac Gyver(ette) car bien m’en avait pris le matin de faire une queue de cheval avec 2 élastiques. Je glisse l’élastique en haut de ma cuisse ; qui fait office de garrot et empêche mon sang de circuler mais au moins ça tient !
J’ai fini par demander à un collègue de m’accompagner à Carrouf pour me sortir ce pétrin.

Les histoires en soirée sont pareilles.

Soit le saint patron du bas a une dent contre moi et il ferait bien de s’expliquer soit … soit… je ne vois vraiment pas pourquoi je suis une calamité quand j’en porte ! Si quelqu’un a une explication, je suis preneuse !!

Verdict ce soir, je suis en jupe-bottes-collants, et pour le moment tout se passe bien, pourvu que ça dure !